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La veste du Général

Paru le : 01/05/2017

François Béchu se rappelle d’une attente, un certain jour de juillet 1960 en Normandie.

Il a 4 ans, un petit drapeau tricolore à la main, sa mère à ses côtés, et une foule d’autres avec eux derrière les barrières métalliques, en spectateurs calmes de la rue. Pourquoi sont-ils ainsi réunis ? Qui attendent-ils ?

Le petit garçon d’alors ne comprend pas vraiment. Mais le moment s’imprime en lui pour ressurgir aujourd’hui.

Dans une prose poétique, où la rue devient fleuve et la voiture de l’attendu île, François Béchu fait renaître à lui-même le souvenir de sa rencontre, enfant, avec le Général de Gaulle.

Un souvenir rendu imprécis par le passage du temps et l’âge même de son témoin, que l’écrivain tente de reconstituer ici à l’éclairage de ses références d’adulte, jusqu’à son point d’orgue, relevant de l’extraordinaire.

La veste du génial, la veste du Général !

Il est là.

Je ne sais plus comment la journée s’était organisée ? Une journée si particulière que je m’étonne de l’avoir mise de côté ; une journée de laquelle je ne serais encore pas revenu ! J’avais dû suivre le mouvement ! Ma mère m’accompagnait ou c’était l’inverse, et puis le mouvement est devenu concentration sans qu’on se soit vus avant dans un défilé parmi d’autres défilés convergeant.

Deux ou trois rangs de spectateurs derrière les barrières galvanisées attendaient. Je ne me rendais compte de rien, à quatre ans, mon petit drapeau français en main, en berne, tout droit puis passant à l’accéléré d’une position à l’autre ; puisque personne n’arrivait je m’occupais. Je ne sais plus si les gens parlaient, si c’était de la joie, du respect, de la peur ou si un sentiment de chance avait gagné l’assemblée en la resserrant autour de ce moment de notre Histoire qu’elle-même, je l’ai compris depuis, est incapable de prévoir. Son côté loterie.


On pourrait retrouver le jour et l’heure de cette visite : les archives de la ville, les journaux le savent encore, bien sûr. Moi je tenterais un mardi d’avril vers quinze heures, car je peux préciser qu’il ne faisait ni chaud ni froid bien que le vent cherchât sa place parmi nous, ou c’est moi, heureux, qui voulait le happer !

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