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Ma Corrida

Paru le : 01/02/2018

Dans son petit village d’Espagne où tout n’est que poussière, les jeunes souffrent de ne pas avoir de rêves.
Lui rêve du taureau. Il aime cet animal, sa puissance.
Lui sera toréador.

Avec son ami Luis, il s’entraîne avec le taureau de bois dans l’arène de l’hacienda. Mais déjà ce qu’il préfère c’est lorsque le taurillon est lâché. Il sent alors le cœur de l’animal battre en lui. Il a ce don de communiquer avec la bête, un don qui se développera au fil des ans et s’avèrera finalement destructeur.

Si ce récit a pour décor la tauromachie, l’objet de Christophe Olivier n’est pas d’en faire l’apologie ni une condamnation mais avant tout de s’intéresser à l’homme derrière le toréro, à son humanité.

À travers son jeune narrateur vont s’exprimer avec intensité et sensibilité la passion, l’amour et l’amitié et ce jusque dans la mort.

Poussière, tout n’est que poussière dans ce petit village à ras de Terre. Poussière apportée par le vent qui recouvre le sol et les murs, poussière qui s’incruste dans la peau de ma mère qui passe ses journées à frotter chez ceux de la grande hacienda, poussière que soulèvent nos pieds lorsque nous mimons les passes des toréadors. Nos taureaux portent des culottes déchirées et leurs cornes ne sont que des doigts tendus au-dessus de cheveux décoiffés, mais nous les redoutons autant que ceux dont les affiches nous montrent les images. Ici, on apprend très tôt que tout n’est que poussière. Nous, les gamins, nous savons déjà ce que sera notre vie. Nous regardons nos parents. Ils vivent comme vivaient leurs parents et les parents de leurs parents. Moi, je n’ai pas de père. Pas facile d’être l’homme de la famille. Alors, j’observe. Autour de moi danse la ronde des vanités de sable. Quand ils sont jeunes, les hommes sont fiers de ce qu’ils n’ont pas fait. Ils se battent pour un regard ou un mot mal placé qui les pique plus profondément qu’une banderille dans l’échine. Je connais leur futur. Ils seront magasiniers ou paysans. Ils souffrent de ne pas avoir de rêves. Je ne veux ni être comme eux, ni comme les vieux qui rentrent des champs le dos courbé. La vie les a usés jusqu’à la moelle épinière. Ils n’ont même plus la force de regarder les étoiles. Moi, je resterai debout. Mes héros revêtent l’habit de lumière et affrontent la mort, soutenus par les cœurs de l’arène qui battent au rythme de leurs passes. Je serai toréador !

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L’amour n’a donc pas de limite !
De : PAG
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