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LE PARCOURS ARTISTIQUE DE Sébastien Rousselet


Sébastien Rousselet naît en 1976 à Bierné, un petit village du Sud-Mayenne, de parents paysans.
Il arrive en dernier dans une famille de 5, tous beaucoup plus âgés que lui. Grâce à leur discothèque il grandit dans une ambiance musicale hétérogène allant de Brassens à Pink Floyd, de Renaud à Dépêche Mode, de Nougaro aux Stones. Il découvre Souchon vers l’âge de 3 ans, c’est son premier souvenir musical fort avec « Allo maman bobo » qu’il écoute en boucle.

Enfant rêveur que la réalité ennuie vite, il se tourne vers tout ce qui lui permet de stimuler son imaginaire, la musique, la lecture grâce à la bibliothèque familiale ainsi que le cinéma où il est trimballé par ses frères et soeurs de salles obscures en soirées télés.
Il aime qu’on lui raconte des histoires, et se met bien vite à en raconter, à l’école en rédaction ou sur des blocs-notes dans sa chambre.
Il s’amuse à imiter les chanteurs qu’il entend, écrit son 1er vrai poème vers 10 ans, le rayon X, croit-il se souvenir.

L’aîné de ses frères a une guitare folk qu’il passe pas mal de temps à « gratouiller ». Mais c’est au lycée qu’il se met sérieusement à la guitare, en repiquant à l’oreille Léonard Cohen, les VRP et Brassens.
Il découvre les Doors, avec le film d’Oliver Stone. Chante leurs chansons en faisant du stop. C’est avec elles qu’il croit avoir véritablement découvert le plaisir de chanter.
Il monte un premier groupe avec un autre guitariste et compose des chansons en anglais.

En 1997, il part rouler sa bosse à Londres. Chante quelques blues dans la rue, plus pour improviser avec des musiciens de passage et retrouver l’ambiance des bouquins de Kerouac que pour faire la manche.
Il découvre la musique électro dans les clubs londoniens et les « party ». C’est l’effervescence de la drum and bass, et de la jungle.
Lui qui ne jurait que par le rock et les « vrais instruments », il est déniaisé.

De retour en France, il devient élève au conservatoire de Théâtre de Rennes, sorte de continuité avec sa formation au lycée.
Parallèlement il se remet à écrire des chansons, cette fois toutes en français.
Enchaîne mille et un boulots jusqu’à ses 30 ans, refusant systématiquement toutes les propositions d’embauches qui suivent. En attendant d’oser être véritablement lui-même.

C’est en devenant père en 2004, qu’il saute le pas.
Il monte son projet solo, qu’il baptisera Babel. De la chanson guitare voix.
Gagne des tremplins locaux, des concours d’écriture et assure les premières parties de Abd Al Malik, Sanseverino, Renan Luce, Loïc Lantoine.
Ses chansons parlées à l’époque de l’émergence du slam, lui valent l’intérêt de salles de spectacle et de festivals qui lui proposent d’écrire et de dire des textes inspirés du slam et du spoken word.
Dans ses textes, il y a de la rage, de la dérision. Il aime bien toucher là où ça chatouille, là où ça fait mal. Dire au monde qu’il l’énerve autant qu’il l’aime.

En 2010, il en a assez d’être seul sur la route. Il cherche d’autres musiciens pour intégrer le projet.
Aujourd’hui Babel est la réunion de musiciens d’horizons très différents, un clavier electro-classique, un DJ hip-hop, une violoncelliste fan de rock et un chanteur slameur qui écrit en français.
Un mélange de genres pour rassembler les gens.

SES LIVRES AUDIO

« Mémé, elle dit : Si tu veux quelque chose mon Dédé, le mieux c’est d’y penser très fort et de laisser la vie s’en charger. »

Alors il y pense très fort, souvent, à ce plus tard où il sera marin. Son bateau sera blanc, fuselé comme le poitrail d’une mouette aux pattes corail et rapide comme le vent. Contre les railleries de ses camarades de classe, les paroles blessantes de la maîtresse.

En attendant, il y a les récits de mer des livres d’histoires, ceux de son aïeule qui lui racontent l’extraordinaire et le danger des campagnes de pêche de l’arrière-grand-père sur les Terre-Neuvas, et l’âpre existence des femmes restées à quai.

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