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Un texte de Marc Legrand lu par Dominique Rambaud

En ces années de domination du IIIème Reich sur l’Europe, Adolf Hitler est en possession de l’œil d’Odin, miroir magique grâce auquel il est capable de discerner le futur et de mener ses armées à la victoire.

Olga von Knipper, actrice et agent secret soviétique, devenue la maîtresse du Führer, a reçu pour mission de dérober l’artefact et de lui substituer sa copie parfaite. Ainsi l’URSS de Staline pourrait espérer contrer la progression fulgurante de la Wehrmacht sur le front de l’Est.

Dans L’œil d’Odin, Marc Legrand nous plonge dans les arcanes de l’espionnage soviétique avec l’actrice et agent secret Olga von Knipper, personnage hautement énigmatique de la Seconde Guerre mondiale.

Il s’attache à mettre en lumière l’intervention de ces événements occultes, souterrains, qui décident du cours de l’histoire, du destin d’une nation. Et choisit pour cela l’allégorie fantastique de l’œil d’Odin, qu’il matérialise sous la forme d’un miroir magique aux pouvoirs divinatoires, objet de convoitise voyageant à travers le temps et l’espace pour asseoir la puissance de son possesseur.

LES COULISSES DE L'AUTEUR : Marc Legrand

Au départ, je souhaitais surtout rédiger une fiction mêlant histoire et fantastique à propos d’un personnage méconnu de la Seconde Guerre mondiale, à savoir l’actrice et agent secret Olga von Knipper. Une figure énigmatique autour de laquelle demeure, aujourd’hui encore, un épais voile de mystère. Une femme aux allégeances troubles qui a côtoyé les plus grands dignitaires du IIIe Reich de sinistre mémoire et qui pourrait bien avoir joué un rôle éminent dans le destin final de ce dernier.

À l’époque, je préparais l’écriture d’un ouvrage consacré à l’histoire des services secrets, justement, et je me disais que ce personnage haut en couleurs avait quelque chose de romanesque. D’où l’envie de le coucher sur le papier en l’intégrant à une fiction. J’en ai aussi parlé dans mon étude historique, naturellement. En quelque sorte, Olga a mené une double vie, dans mon esprit, pendant un certain temps. Cela s’est toutefois fait assez rapidement. Ça me démangeait et je n’ai pas pu résister longtemps à l’appel de l’écriture.

C’est un texte isolé. Mais le thème central, l’espionnage, de par ma formation universitaire (en histoire militaire) revient régulièrement me hanter. Si vous aimez les énigmes, les intrigues tordues et que vous voulez réellement comprendre le monde dans lequel vous vivez, étudier l’histoire, le développement et les activités multiformes des services de renseignement est un passage obligé. Vous ne regretterez pas le détour car, très souvent, la réalité dépasse la fiction. C’est pour cela que le sujet m’attire, me passionne.

C’est une version rédigée pratiquement d’un seul jet, sur deux ou trois jours.
Tout d’abord, j’ai travaillé le texte armé d’une documentation historique fournie afin de coller au réel du mieux possible. Ensuite, j’ai voulu rendre Olga von Knipper à la fois attachante et inquiétante, transparente et mystérieuse, héroïque et fourbe. Les espions sont souvent de cette trempe, jamais vraiment d’un seul bloc, toujours multi-facettes. Elle figure aussi la part féminine des forces — visibles et invisibles — qui influencent l’histoire, les événements majeurs composant celle-ci, des forces dont on parle peu ; car si l’histoire est écrite par les vainqueurs, elle est aussi écrite par des hommes et, de ce fait, les femmes demeurent aujourd’hui encore les grandes oubliées de l’historiographie. Qui plus est celles qui ont joué un rôle clandestin dont la publicité est par nature proscrite ! Le lecteur aura sans doute envie, après cela, d’en apprendre davantage sur Olga von Knipper. Enfin, je souhaitais surtout que le lecteur saisisse que derrière les causes officielles, visibles, des événements de notre histoire, se dissimulent à chaque fois des causes officieuses, invisibles et tues. Ce sont pourtant les plus importantes, et c’est pour cette raison qu’elles sont cachées au grand public. Ainsi, l’allégorie fantastique au centre de L’œil d’Odin dissimule surtout l’action souterraine des services secrets tout au long de notre histoire commune. En cela, mes choix d’écriture ont été influencés, car je devais trouver un moyen matériel, physique, manifeste (ici, un objet, un artefact) pour expliquer, sur un mode allégorique, encore une fois, de quelle façon les différents acteurs de la Seconde Guerre mondiale s’y prenaient pour influencer le cours des événements, peser sur l’issue des batailles, imposer leur emprise, etc. ; d’où le recours au « fantastique », bien sûr.

Les conseils de l’auteur :

• Quoi écouter avant/pendant/après son texte :

Durant la rédaction, j’ai écouté, en boucle, deux titres de Michel Sardou : L’An mil et L’Award, à la fois pour le côté wagnérien du premier et la référence à l’hybris, à la démesure, concept cher aux Grecs anciens, pour le second. Mais c’est ma façon de travailler sur un texte. Je ne sais pas si cela conviendra aux lecteurs. Ils peuvent toutefois essayer, bien sûr.

• Où lire/écouter son texte :

Pour l’endroit, enfin, un lieu tranquille, un peu retiré. Histoire que l’ambiance contraste avec la violence de la guerre, les récits de bataille, le bruit des bombes sur Berlin évoqué au début de la nouvelle.

• Quoi faire après avoir lu/écouté son texte :

Peut-être creuser un peu la vie d’Olga von Knipper ; la documentation sérieuse sur cette personne est assez rare, hélas, mais cela vaut le déplacement. Ou encore de s’intéresser aux circonstances qui entourent le basculement de telle ou telle bataille majeure de l’histoire. Enfin, d’étudier les services secrets et plonger, comme Alice, dans le terrier du lapin.
J’invite le lecteur à surveiller l’actualité internationale des mois à venir. Histoire de découvrir quelle nation ou chef d’État possède l’œil d’Odin.

LES COULISSES DU NARRATEUR : Dominique Rambaud

Une fois de plus, Marc Legrand nous fait voyager dans le temps. Avec « L’œil d’Odin », l’Histoire avec un grand « H » s’écrit au conditionnel. Les grandes dates reposent sur l’interprétation qu’un dictateur fou fera à partir d’hallucinations provoquées par la consultation d’un artefact.

Le plaisir de lire ce texte à haute voix, je l’ai puisé dans le suspense et la tension amenés par la plume de l’auteur. Je me suis laissé glisser dans l’univers des agents secrets ; de leur vies souvent sacrifiées au nom d’un idéal reposant quelques fois sur le souvenir d’une blessure passée.
Entre ma vision intime des personnages et les indications de Dany Grard après une première lecture, nos échanges, au fur et à mesure de l’enregistrement, nous ont amenés à proposer une interprétation qui, je le souhaite, séduira autant les auditeurs que l’auteur.

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