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Dans son petit village d’Espagne où tout n’est que poussière, les jeunes souffrent de ne pas avoir de rêves.
Lui rêve du taureau. Il aime cet animal, sa puissance.
Lui sera toréador.

Avec son ami Luis, il s’entraîne avec le taureau de bois dans l’arène de l’hacienda. Mais déjà ce qu’il préfère c’est lorsque le taurillon est lâché. Il sent alors le cœur de l’animal battre en lui. Il a ce don de communiquer avec la bête, un don qui se développera au fil des ans et s’avèrera finalement destructeur.

Si ce récit a pour décor la tauromachie, l’objet de Christophe Olivier n’est pas d’en faire l’apologie ni une condamnation mais avant tout de s’intéresser à l’homme derrière le toréro, à son humanité.

À travers son jeune narrateur vont s’exprimer avec intensité et sensibilité la passion, l’amour et l’amitié et ce jusque dans la mort.

LES COULISSES DE L'AUTEUR : Christophe Olivier

La naissance de ce texte est le fruit du hasard. Je ramasse des livres abandonnés dans la rue, puis leur rends la liberté après les avoir lus. J’aime l’idée qu’un livre ait plusieurs vies. Un jour, j’ai trouvé un roman dont l’action se situait dans le monde de la tauromachie. Bien que cette culture me soit totalement inconnue, je me suis laissé happer par l’histoire. Quelque temps plus tard, j’apprends que des passionnés entreprennent la création d’un recueil de nouvelles sur la corrida. Je me suis demandé si ces signes étaient fortuits ou si l’univers me posait une question : es-tu capable d’écrire quel que soit le sujet ? La corrida est un thème difficile et polémique. Je voulais rester le plus neutre possible pour laisser la place principale à l’intrigue et embarquer le lecteur avec moi, quel que soit son avis sur le sujet.
En me documentant, j’ai lu le témoignage d’un toréro qui arrêtait sa carrière pour militer dans une association de protection des animaux. Je décidais d’écrire sur l’homme derrière le toréro.
J’ai toujours été fasciné par la même question et mes écrits sont le reflet de cette fascination : quelles sont les circonvolutions de pensées qui, à un moment donné, déclenchent une action ? Derrière l’histoire de notre propre vie, que nous inventons seconde après seconde, quels sont les mécanismes qui entrent réellement en jeu ? Pour résumer, que se cache-t-il derrière le mot Homme ?

J’ai écrit cette nouvelle par fulgurances. J’avais toujours un calepin et un stylo sur moi. Lorsque l’idée venait, je m’arrêtais sur un banc, contre un arbre, sur la plage et laissait couler le flot des mots. Il m’arrivait de mettre en pause une conversation et abandonner un temps mon interlocuteur surpris, avant de la reprendre comme s’il ne s’était rien passé. Dans mes textes j’essaie toujours d’insuffler de la poésie et de mettre l’accent sur l’humanité de mes personnages. Cette nouvelle ne déroge pas à la règle.

LES COULISSES DU NARRATEUR : Bertrand Cauchois

En amont Dany m’a donné rendez-vous par téléphone pour me donner une ligne directrice. Parfois elle me disait que j’en faisais un peu trop, d’autres fois que c’était trop lu. J’ai réalisé que j’appréhendais ce texte comme si j’allais avoir à le jouer sur scène, alors que ce n’était pas du tout le cas ! J’ai compris que le but était de raconter mon histoire, celle de ma corrida, à l’oreille d’un spectateur. Ça a changé du tout au tout mon rapport à ce texte. Mon principal enjeu était de toujours voir tout près de moi la personne à qui raconter.

Techniquement ma préparation a été la même que pour le chant. Chercher l’équilibre entre l’air intérieur et l’air extérieur, pour que la voix se dépose sur le souffle sans effort.

Dans ce texte j’ai particulièrement apprécié cette façon de parler de l’amitié, de ce que peut être la rivalité. Tout est raconté avec un certain détachement, comme le témoignage d’une vie, sans jugement manichéen sans chercher à forcer la pensée du lecteur.
J’ai trouvé l’univers de l’arène très précis en termes de sensations !

Ce qui me touche dans cette écriture c’est sa simplicité, cette capacité qu’ont certains auteurs à vous faire croire que ce qu’ils écrivent vous auriez pu le vivre, le dire et même l’écrire comme ça. Et puis c’est vraiment une petite tranche de vie dans un univers bien particulier et j’ai été tout de suite embarqué !

Ce texte est très ouvert dans les sentiments qu’il peut procurer aux différents lecteurs. Chacun y reconnaît des épisodes de sa propre vie. Le premier amour, le rapport à sa mère, le passage à l’âge adulte, la passion pour quelque chose.
Cela constitue un vrai défi d’interprétation puisqu’il faut ouvrir le sens plutôt que l’enfermer dans sa perception personnelle.

J’adore cet instant où la porte se ferme. On est seul face au micro. Il règne un calme absolu dans la cabine. C’est comme descendre en sous-marin. Par moment une voix vous donne quelques indications, un conseil et puis c’est le silence à nouveau. Ils sont de l’autre côté, pas si loin, ils veillent. C’est très libérateur de savoir qu’ils décident si c’est bon ou non. On n’a pas à se juger soi-même. Si ça ne va pas on recommence ; parfois juste une phrase, parfois une page entière. Tout ce qui est émis est directement dans la boîte. On peut capter des moments uniques qu’on n’arriverait pas forcément à refaire coup sur coup s’il fallait jouer devant un public.

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